Faits divers

Lyon : le Fonds Social Juif Unifié sous la menace après des tags et agressions

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Plusieurs dégradations, tags, intimidations et agressions ont été recensées mardi 19 décembre à l’encontre des locaux du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) de Lyon, dans le 6e arrondissement.

FSJU Lyon
Photographie postée par le FSJU Lyon sur son compte Instagram, le 19 décembre 2023.FSJU Lyon

« Gaza Résistance », « Free Palestine », « Recrute des colons »… Ces tags découverts mardi 19 décembre au matin ont été réalisés de manière anonyme sur les murs des locaux du FSJU de Lyon, dans le 6e arrondissement. Cette délégation du FSJU située à Lyon comporte également l’antenne locale du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), elle-même également visée. Sur son compte X, Ariel Goldman, président du FSJU a annoncé avoir porté plainte.

Si les tags ont été depuis effacés, selon nos informations, mardi au soir, une cinquantaine de jeunes se sont regroupés devant les locaux. Cagoulée et agressive, la foule s’est finalement dispersée après l’intervention du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ) et les forces de l’ordre. « Ces tags inadmissibles et ce groupe de personnes agressives ont agi avec véhémence devant les locaux du FSJU et du CRIF. Leurs slogans visaient directement Israël, nous accusant de recruter de “nouveaux génocidaires” car se tenait ce jour dans les locaux le salon de l’Alyah pour lequel des personnes souhaitant s’installer en Israël venaient recueillir des informations. Ce groupe de cinquante personnes très agressives a voulu en découdre. C’est très préoccupant pour nous, nous sommes très inquiets », confirme Richard Zelmati, président du CRIF Auvergne Rhône Alpes.

Six interpellations

Contacté, Jonas Belaiche, directeur délégué du FSJU Rhône Alpes, est, lui aussi, encore outré et inquiet. « La mairie avait effacé rapidement les tags réalisés hier soir mais, deux heures après le début du salon de l’Alyah, aux alentours de 18h, on a vu que des gens cagoulés s’amassaient en bas de nos locaux avec des pancartes “non au génocide”. Heureusement, les bénévoles du SPCJ ont fait un cordon pour éviter les entrées en attendant que la police arrive. Mais il n’a suffi que de quelques minutes pour que les personnes cagoulées attaquent physiquement les...

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