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Des salariés de la RATP soupçonnent un conflit d’intérêts avec Eiffage

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INFO FACTUEL - Eiffage a remporté la course à la privatisation de la maintenance de la voie ferrée sur le secteur de Nanterre. Des agents ont toutefois appris que le fils de leur directeur du pôle maintenance exerçait un poste de conducteur de travaux chez Eiffage.

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Le RER A à quai à la gare d'Auber, à Paris.Adil Benayache/SIPA

« Je ne parle pas de chiffres avec mon fils ! » David M., responsable du pôle maintenance de la RATP, s’est défendu face à des salariés soupçonneux. En cause, le choix de la RATP de confier, contre toute attente, la privatisation de la maintenance de la voie ferrée au groupe Eiffage, en lice face à 3 autres entreprises. « Colas rail était pressenti, et leurs employés travaillaient déjà sur le RER à Nanterre. Là, on doit tout reprendre à zéro », déplore auprès de Factuel un agent de la RATP qui souhaite rester anonyme. Le groupe Eiffage est sorti victorieux face à Colas Rail, Delcourt et Unifer, et a commencé à officier. Un choix qui étonne de nombreux salariés. D'autant plus que Quentin M., le fils du responsable du pôle maintenance de la RATP, travaille lui-même comme conducteur de travaux pour le groupe Eiffage sur le RER A.

Une incompétence qui inquiète

La suspicion des salariés de la RATP est renforcée par les incidences de ce choix sur leur travail. Des agents expliquent à Factuel que leur direction leur impose de former les employés de l’entreprise privée. « Ils ne savent pas faire le B-A-BA, comme le nettoyage et le graissage des aiguillages. On est obligé de se rendre à Nanterre pour tout leur apprendre, et on nous demande d’être indulgents face à leur incompétence. Il y a même des manquements à la sécurité sur le chantier, car ce sont des boulots qu’ils font pour la première fois, sans formation, et ils comptent sur nous »,...

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